Ricelovers insolites #4 – Nami et la cuisine japonaise du quotidien

Ricelovers insolites #4 – Nami et la cuisine japonaise du quotidien
5 avril 2017 Rice me team
In Lifestyle

Ricelovers insolites #4 – Nami et la cuisine japonaise du quotidien

 

Nami, 31 ans, est japonaise et vit à Nantes depuis quatre ans maintenant. Aujourd’hui elle était l’invitée surprise de Rice Me Up, et pour notre plus grand plaisir elle a accepté de cuisiner avec nous des recettes japonaises de tous les jours.

 

 

Car, avouons le, à la maison on fait rarement dans le gastronomique (et pourtant la cuisine en France c’est un peu la base de toute conversation). Alors rien d’étonnant à ce qu’au Japon, ce pays ami si proche de notre obsession de la bonne bouffe, ça ne soit pas sushis time tous les soirs non plus. Mais du coup, que mangent réellement les japonais?
Dans ce nouvel épisode de Ricelover insolite, on apprend que la sauce soja sucrée est un mensonge commercial, on est surpris de voir que le ketchup et la mayo ont leur place dans une cuisine nippone, et on découvre l’art de battre une omelette avec des baguettes. Prêts à suivre notre première recette ?

 

 

Nami veut dire « Eté » et ça lui va comme un gant. Discrète mais rayonnante, Nami a le glow des japonaises en toutes circonstances (ouais on est jalouse). Bon quand on apprend que ses petites sœurs s’appellent « Automne » et « Hiver » et sa maman « Printemps » on se dit que son père a du avoir fort à faire avec les quatre saisons en permanence à la maison.
Originaire d’une petite ville joliment nommée Takamorimachi (département du Nagano) , Nami a travaillé plusieurs années à Osaka comme attachée commerciale avant de rencontrer Yann, nantais pur jus. Venue s’installer en France, elle quitte pour lui sa famille et le Japon. Mais à la voir débarquer dans la cuisine Rice Me Up avec son ricecooker, son tablier à fleurs et ses condiments 100% nippons, on se dit qu’en fait le Japon n’est finalement pas très loin.
S’acclimater à la France, c’est le défi de tous les nouveaux arrivants, immigrés de cœur ou de raison. Pas facile quand on ne parle pas la langue et que les codes qui régissent la société vous sont inconnus. Mais malgré un français encore un peu hésitant, Nami semble à l’aise : « En France, la pression sociale est beaucoup moins forte qu’au Japon. Au Japon il y a beaucoup de règles. Ici c’est plus libre ».

 

Et la cuisine alors ?

 

 

Disons pour faire court que c’est un peu comme ici. La nourriture et sa préparation ont une place importante dans le quotidien japonais, mais pour les sushis et autres flambeaux de la cuisine nippone on laisse faire les maîtres. Déguster des produits d’exception oui, mais au restaurant où ils seront préparés dans les règles de l’art. Alors au quotidien, on fait de la cuisine familiale et pratique, nourrissante et savoureuse, mais facile et surtout rapide.
Nami apprécie les cuisines spacieuses et bien équipées. A Osaka, elle vivait dans un petit appartement où la cuisine se résumait à un unique bloc comprenant un évier miniature et une unique plaque chauffante.  Cuisiner dans un environnement restreint c’est le quotidien de nombreux japonais, surtout dans les grandes villes où chaque mètre carré vaut une petite fortune.
Le ricecooker devient donc un élément central de la cuisine. Compact, il permet de faire cuir en même temps, le riz et sa garniture, de laisser mijoter à température, d’assaisonner et de garder au chaud : tout ça sur 30cm2 ! Celui de Nami est blanc et bleu, made in Japan, avec un couvercle kawai en forme d’oreilles de chat et fait même une petite musique de la victoire quand la cuisson est terminée.
Alors qu’on suit sous un œil attentif ses gestes rapides et précis pour découper, tailler, trancher les différents produits de la recette, Nami nous dit qu’elle est très curieuse de la cuisine française traditionnelle. Avec Yann son compagnon, elle cuisine plutôt japonais et regrette que sa belle-mère ne soit plus là pour lui apprendre les rudiments de la cuisine française.
Bon quand on lui montre le livre de la grand-mère de Romain «L’art culinaire français par nos grands maîtres de la cuisine » (édition 1958 messieurs, dames) pas sûr qu’elle soit toujours aussi enthousiaste. Mais on explique : le repas en trois temps, entrée, plat, dessert (bon fromages aussi si tu y tiens) typiquement français. Le rituel du déjeuner le dimanche en famille, notre manie de parler « bouffe » à table, avant, pendant et après, le vin et la place de l’alcool dans la cuisine et les préparations, les sujets tabous à ne pas aborder à un dîner entre amis (politique et argent bonjour). Et on rit beaucoup, et de nos propres clichés assurément !

 

 

Encore un immense merci à Nami pour sa gentillesse et ses recettes typiques d’une cuisine japonaise sans sushi et sans chichi. On a passé un super moment en sa compagnie et on a pris énormément de plaisir à apprendre de nouvelles techniques et nouveaux assaisonnements. On vous en dévoile plus au prochain post…
Bonne semaine à tous !

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